Jeunes libanais, Yalla !
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ALI
27 ans, vendeur à Aramex

Qu’est-ce que tu aimes au Liban ?
J'aime beaucoup de choses, la diversité de ses habitants et la générosité de certaines personnes. Je suis un artiste de rue et dans de nombreux endroits où je dessine je trouve des gens prêts à m’aider qu’importe ce dont j’ai besoin.
J'aime aussi les filles libanaises, leur apparence surtout, parce qu’elles en prennent soin même si très souvent elles en font trop.


Qu’est-ce que tu détestes au Liban ?
Les gens ne connaissent pas leurs droits et obligations. Il y a beaucoup d'ignorance dans cette affaire. 
La première chose qui me vient à l'esprit ce sont les voitures qui passent sous ma fenêtre avec la musique si forte que vous perdez toute concentration. C’est un exemple simple de la vie quotidienne qui empiète sur votre propre liberté. 
Il y a beaucoup de libertés au Liban, mais très peu de démocratie. Les gens peuvent faire ce qu'ils veulent sans que personne ne les en empêche.  Vous avez simplement besoin d'avoir vos arrières assurés par l'un des «leaders» de sectes pour vivre librement. Toutefois, si vous n'avez pas de piston et si vous n’appartenez à aucun parti politique, vous ne serez pas protégés parce que la loi dans ce pays est corrompue.
Je déteste aussi le fait que nous soyons racistes. Nous nous considérons au-dessus des autres et plus importants que les autres nationalités. Nous discriminons intensément, nous sommes divisés en sectes, et les gens laïques ont des difficultés à vivre ici.


Es-tu actif dans une association ou un mouvement ?
Non, je ne le suis pas parce que j'ai déjà eu une mauvaise expérience. Mon père était engagé dans l'un des partis politiques 
et il a fait beaucoup de sacrifices pour la cause ultime de ce parti. Il n'y a rien gagné que des ennuis. 
Les partis politiques sont pour les rêveurs, la réalité c’est que seuls comptent les intérêts individuels à la fin. 
C'est pourquoi je garde toujours une distance avec de tels mouvements.


Comment vois-tu l’avenir de ton pays ?
L'avenir est sombre ici. Je ne suis habituellement pas une personne pessimiste. Je suis quelqu'un qui se concentre sur sa perception visuelle; je me soucie beaucoup de ce que je vois. Tripoli est la ville où je vis. C'est la deuxième plus grande ville du Liban. C’était beau avant la guerre civile, mais les constructions chaotiques l’ont rendu laide. 
Et maintenant, si vous jetez un œil aux constructions dans la ville, vous découvrirez qu'elles ressemblent toutes à des boîtes de tissu. L'espace restant est dévoré par des constructions hideuses.  Je crois que ce que vous voyez pendant votre journée affecte votre santé mentale. Si votre environnement est laid, votre esprit sera affecté négativement.


Si tu devais quitter le Liban, où voudrais-tu vivre ?
N'importe où sauf au Moyen-Orient. En Europe, au Canada, aux États-Unis, principalement les pays de l'Ouest. 
Je suppose que j’aurais une balade dans un parc dans un pays qui prend soin de son environnement.
Peut-être aussi y-a-t-il plus d'opportunités là-bas.


Un rêve ?
Je rêve d'un moment où je pourrais supprimer complètement toutes les distractions dans ma vie afin de me concentrer sur la création.




Le Liban que j’aime
http://www.fatcap.com/artist/ali.html
Le Liban que j'aime, c'est la somme des créations positives de tous les Libanais. Ce lien montre ma contribution.


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